Un pH trop bas favorise la prolifération des algues, mais l’excès de correcteur alcalin peut rendre l’eau trouble et inefficace contre les micro-organismes. L’usage du bicarbonate de soude, souvent relégué au second plan derrière les produits chimiques classiques, se révèle pourtant décisif pour stabiliser l’équilibre de l’eau.Certains bassins nécessitent des ajustements minimes, d’autres imposent des doses plus conséquentes selon la météo, la fréquentation ou la qualité initiale de l’eau. L’adaptation des quantités de bicarbonate de soude, loin d’être une science exacte, dépend de paramètres rarement anticipés par les propriétaires de piscines.
Pourquoi l’eau de piscine vire au vert et comment le bicarbonate de soude peut aider
L’eau qui vire au vert lance toujours l’alerte : les algues s’installent. Filtration défectueuse, chlore anémique, déséquilibre chimique… Les causes sont multiples, mais un coupable silencieux s’invite très souvent : le TAC (titre alcalimétrique complet). Dès que l’alcalinité chute, le pH s’affole, les algues font leur nid, et l’eau tourne à la galère.
Ceux qui prennent leur entretien de piscine au sérieux l’ont compris : le bicarbonate de soude, ou bicarbonate de sodium, agit bien plus en profondeur qu’on ne le soupçonne. Ajouter du bicarbonate, c’est relever le TAC, stabiliser le pH, booster l’action du chlore et rendre la vie difficile aux indésirables. Le recours aux produits lourds s’en trouve limité.
Dès que l’eau devient verte ou trouble, ce correcteur discret change la donne. Un TAC sous surveillance, une action ciblée : il suffit de tester, puis d’ajuster si le diagnostic le réclame. Un repère utile : 180 g de bicarbonate pour 10 m³ d’eau font monter le TAC de 10 ppm. En respectant ce dosage, on retrouve une eau limpide, les algues reculent, inutile de sortir l’artillerie lourde.
Trois gestes simples rythment la méthode et préviennent les faux pas :
- Analyser régulièrement TAC et pH : pour rester au plus près de l’équilibre.
- Ajouter modérément du bicarbonate de soude piscine dès que l’alcalinité faiblit.
- Filtrer intensément après chaque correction pour diffuser le produit de façon homogène.
Le bicarbonate lui-même ne supprime pas les algues. Il contrôle l’environnement, évite que la piscine ne redevienne instable, maintient la situation au fil des semaines.
Quelle quantité de bicarbonate de soude utiliser pour retrouver une eau claire
Pour viser une eau limpide, tout commence par une mesure du TAC. À l’aide d’un testeur, déterminez si vous atteint la zone idéale : 80 à 120 ppm pour garder pH et désinfection dans les clous. Sous ce seuil ? Le bicarbonate de soude devient un précieux allié.
Mémorisez ce repère-pivot : 180 g de bicarbonate pour 10 m³ font grimper le TAC de 10 ppm. Prenez un exemple : votre piscine fait 50 m³, le TAC affiche 50 ppm… Comptez alors environ 540 g pour viser la plage de stabilité. Pas besoin de tout vider d’un coup : fractionnez les apports sur 24 h. Cette méthode évite d’alourdir l’eau et permet d’observer l’évolution réelle.
Pour un ajustement efficace, procédez ainsi :
- Analysez le TAC avant toute correction pour cibler l’écart.
- Éparpillez le bicarbonate comme une pluie, filtration activée, pour une diffusion complète.
- Attendez le lendemain et contrôlez à nouveau la mesure.
Gardez la filtration active du début à la fin pour prévenir les dépôts. Ce protocole s’applique aussi bien lors d’un rééquilibrage après un incident que pour consolider la stabilité à long terme. On ne remplace jamais un traitement choc par du bicarbonate : ce dernier soutient simplement l’équilibre et renforce l’efficacité du désinfectant.
Questions et astuces pour bien doser le bicarbonate dans votre bassin
Quel type de bicarbonate choisir ?
Bicarbonate alimentaire, ménager ou technique ? Pour la piscine, privilégiez le bicarbonate de soude technique : sa granulométrie assure une meilleure dissolution et il est étudié pour l’entretien des bassins. On le trouve facilement en magasins spécialisés piscine ou en jardinerie. Ménager ou alimentaire dépannent parfois, mais pour les grands volumes, ils reviennent bien plus cher.
Peut-on trop corriger ?
Une piscine trop gâtée en bicarbonate finit par s’alourdir : eau trouble, dépôts résistants, efficacité des produits de traitement diminuée. La règle d’or ? Corriger par paliers, attendre au moins 24 h entre chaque dose, puis vérifier avant tout nouvel apport. Seul un testeur fiable du TAC guide l’ajustement, et rien d’autre.
Astuce dosage :
Pour mieux cibler chaque apport, gardez ces réflexes :
- Prélevez l’eau à mi-profondeur pour vos analyses ; évitez la surface et les zones de refoulement.
- Dissolvez le bicarbonate dans un seau d’eau claire avant de composer avec tout le bassin.
- Laissez toujours la filtration tourner pendant l’ajout pour garantir une bonne répartition.
Optez pour des conditionnements de plus de 5 kg auprès de sites spécialisés ou de distributeurs : c’est bien plus avantageux pour les grands bassins. Notez chaque intervention dans un carnet d’entretien, c’est la seule manière de suivre précisément l’évolution de votre piscine au fil de la saison.
Prévenir l’apparition des algues : adopter des gestes simples et naturels au quotidien
Un déséquilibre persistant trahit l’apparition d’algues. Souvent, filtrations trop courtes, alcalinité fluctuante, désinfection surveillée à l’aveugle sont à blâmer. Pourtant, quelques routines suffisent à garder les micro-organismes hors de votre eau.
Voici des gestes éprouvés pour conserver une eau nette :
- Passez régulièrement la brosse sur les parois et le fond. Robot ou manuel : l’important est d’empêcher les dépôts et le fameux biofilm d’attirer les algues.
- Surveillez la filtration en la faisant tourner au moins deux tiers du temps d’ensoleillement, surtout en période chaude. Un bon cycle de filtration préserve la clarté et limite la stagnation.
- Prenez soin de maintenir l’alcalinité via le bicarbonate de soude. Un TAC situé entre 100 et 150 ppm protège efficacement contre les fluctuations de pH et freine les micro-organismes.
En complément, certains misent sur l’eau oxygénée ou un soupçon de vinaigre blanc pour renforcer la routine d’entretien. Utilisé avec méthode, le bicarbonate n’altère ni le liner ni les équipements et améliore le confort de baignade.
Dès que la température grimpe, multipliez les contrôles du TAC, ajustez quand c’est nécessaire et adaptez la durée de filtration. Installer un abri ou une simple bâche ralentit la chauffe et barre la route à la prolifération des algues.
Avec ces quelques réflexes ancrés, la piscine traverse la belle saison sans surprise, et l’eau conserve son éclat sans laisser la place à la moindre tache verte.



