Favorisez la biodiversité au jardin

Favoriser la biodiversité au jardin : ça veut dire quoi ? Au jardin, sur le balcon ou la terrasse, il est possible d’adopter des bonnes pratiques assurant la survie des espèces à toutes les échelles. En favorisant la faune positive appelée faune auxiliaire, on permet la dispersion des graines, la reproduction des arbres fruitiers et d’autres plantes. Encouragez la « biodiversité du vivant » et facilitez-vous le jardinage en utilisant les bonnes plantes aux bons endroits !

La flore auxiliaire du jardin

La biodiversité végétale est indispensable pour favoriser le regroupement des auxiliaires du jardin. Il convient donc de cultiver de nombreuses variétés de fleurs attirantes, car mellifères – dont le parfum, la forme et les couleurs sont de véritables atouts écologiques et… esthétiques. Les fleurs jouent un rôle incontournable, tant au niveau de la nourriture que de l’habitat de la faune utile.

Si l’on prend l’exemple du pollen, nourriture par excellence des colonies volantes, il est amplement disséminé dans la nature lorsque les abeilles le récolte sur les différentes fleurs du jardin. C’est ainsi qu’à son insu, l’abeille renouvelle le monde végétal en participant par exemple à la fécondation de nombreuses espèces de plantes, comme le font de façon plus hasardeuse, d’autres insectes butineurs (papillons, syrphes) et tout simplement le vent !

Les fleurs ne servent pas uniquement de nourriture aux insectes, mais également d’habitat. En effet, les végétaux jouent un rôle protecteur aux insectes en leur servant de lieu d’asile : tiges, feuilles, bourgeons, fleurs permettent à des milliers d’insectes d’élire domicile. Certains d’entre eux serviront de nourriture aux oiseaux.

On voit de plus en plus souvent s’épanouir, aux abords de nos villes et villages, des bandes florales non cultivées. Leur rôle est d’attirer les insectes auxiliaires et par voie de conséquence de protéger les plantes cultivées contre les ravageurs : elles sont dites plantes compagnes. Ce concept extrêmement simple est à reproduire au jardin d’ornement ou au potager, afin de profiter d’un milieu fleuri parfumé et multicolore semi-sauvage. Cette mini prairie abrite des espèces végétales à floraison alternée dont certaines sont précoces. Ce sont elles qui vont permettre d’attirer les auxiliaires du jardin et de les fidéliser.

De manière générale, pour obtenir un meilleur résultat, mieux vaut choisir des fleurs pollinifères très appréciées des insectes butineurs ou des fleurs qui offrent de belles pistes d’atterrissage aux larges pétales comme les Astéracées (Centaurea macrocephala, Leontopodium alpinum (edelweiss) ou encore le genre Aster sont pour la plupart des plantes fleuries herbacées. Quant aux Apiacées (Angelica archangelica, Coriandrum sativum), ombellifères aromatiques, elles jouent également un rôle important dans le jardin potager car elles protègent les légumineuses.

Ainsi, En termes de culture et d’entretien, il est donc intéressant d’utiliser les plantes à bon escient tout en assurant ce que l’on appelle la culture-relai : fournir proies et hôtes aux insectes auxiliaires.

La faune auxiliaire du jardin :

Les auxiliaires de jardin sont les ennemis naturels des ravageurs de nos cultures.  Les insectes auxiliaires sont soient des prédateurs tels que coccinelles, araignées, oiseaux, mammifères insectivores, ou des parasites comme les mouches et les guêpes. Ces parasites déposent leurs œufs dans l’organisme même de leurs hôtes (le nuisible) qui se trouvent dévorés au cours du développement des larves (charmant et efficace !).

Par exemple, la coccinelle, coléoptère auxiliaire prédateur des pucerons, est facile et agréable à accueillir. Conserver quelques pieds d’orties dans un coin du jardin permet d’attirer les pucerons qui – à leur tour – serviront de nourriture aux coccinelles. Mais pour ne pas détruire celles-ci par erreur, il est important de bien savoir identifier leurs larves, car c’est durant sa phase larvaire que la coccinelle consomme la plus grande quantité de pucerons. Lorsque vous êtes envahie de pucerons et que les coccinelles ne sont pas au rendez-vous… vous pouvez vous en procurer en magasin (jardinerie, boutique spécialisée dans le bio).

D’autres exemples d’auxiliaires à inviter dans un jardin : la mésange et le rouge-gorge, friands d’insectes ravageurs. Pour fidéliser ces oiseaux, il est nécessaire de posséder une bonne connaissance de leurs habitudes de vie et de leurs besoins alimentaires. Ils construiront leurs nids sans difficulté s’ils peuvent disposer d’un endroit calme et abrité des prédateurs : fourrés, arbres et buissons. En ville, il est possible d’installer des nichoirs adaptés à leurs propres besoins. Il convient alors de bien déterminer le diamètre d’entrée du nichoir qui correspond à chaque espèce d’oiseau : 28 millimètres pour la mésange, nichoir semi-ouvert pour le rouge-gorge et autres gobe-mouches et bergeronnettes. Mangeoire et source d’eau sont à installer à proximité. Il suffit ensuite de disposer des graines durant l’hiver.

Place aux grenouilles ! Un jardin d’eau ensoleillé, est un lieu propice aux batraciens où là encore, il est à la fois agréable et utile de favoriser ce type de faune. Il suffit bien souvent de préserver un tas de bois ou de pierres en guise de refuge pour grenouilles. Maintenir ensuite un écosystème grâce à un coin de prairie et à la présence d’une flore aquatique et de plantes indigènes et oxygénantes (nénuphars). Les insectes attirés serviront de nourriture aux oiseaux et batraciens.

 

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